Comité d’Entreprise de la Banque Populaire
Provençale et Corse - 28 janvier 2005
DECLARATION FORCE OUVRIERE
JOURNEE de SOLIDARITE - JOURNEE MEDEF
Afin de justifier une nouvelle régression sociale, le gouvernement RAFFARIN n’a rien trouvé de mieux que l’incapacité de son propre gouvernement à protéger les personnes âgées.
La création de cette journée de travail non payée est l’occasion de remettre en cause la durée annuelle de travail.
Elle permet au législateur de faire intrusion dans les conventions et accords collectifs relevant de la compétence des seuls partenaires sociaux.
Elle instaure une journée de charité obligatoire qui ne sera supportée que par les seuls salariés. Aucun prélèvement n’étant prévu pour les autres catégories socioprofessionnelles, on est en droit de se demander quelle a été la responsabilité des salariés dans la canicule de 2003, pour qu’ils soient ainsi les seuls à devoir faire œuvre de réparation.
De quoi les salariés seraient-ils coupables, alors que le ministre de la santé n’avait même pas jugé bon de d’interrompre ses vacances estivales et rejoindre son ministère pour coordonner l’action des pouvoirs publics ??
Cette journée va permettre aux entreprise de réaliser un gain sur le dos des salariés, étant donné que la contribution que certaines d’entre elles vont payer sera inférieure à ce que représente une journée de travail.
Le désengagement de l’Etat dans le domaine sanitaire a mis le système hospitalier dans l’incapacité de répondre à la situation créée par un événement climatique.
FORCE OUVRIERE rappelle que les soins aux personnes âgées, et aux handicapés relèvent de la solidarité nationale, incarnée par la Sécurité Sociale, et non de la charité imposée aux salariés.
Pour dire NON à la charité punitive, pour défendre notre système de santé, pour stopper la régression sociale, le syndicat FORCE OUVRIERE invite les salariés à participer aux manifestations organisées le 05 février, avant de proposer des actions le jour de la mise en œuvre de cette journée de travail non payé.