Indéniablement, l’intersyndicale BPPC / CFDT – FO – SNB – CFTC a très largement facilité la signature de l’accord salarial 2005.
Preuve, s’il en était besoin, que nos positions différentes quant à la Sécurité Sociale, le financement des retraites, la retraite à 60 ans … ne se retrouvent pas sur tous les sujets. Cet accord démontre l’intérêt de poursuivre les actions jusqu’à leur terme, sans céder à des promesses déjà faites.
Cette communication est destinée à faire état de notre analyse de la situation de la BPPC, ainsi que nous en avons fait part au Directeur Général le 04 avril.
Nous en profiterons pour analyser les mesures salariales 2005.
Ainsi que nous l’avons dit au Directeur Général, c’est maintenant que la situation de la BPPC n’est pas très reluisante qu’il se rapproche des Organisations Syndicales.
Preuve qu’ « à toute chose malheur est bon », cela nous a permis de lui dire que si les choses en étaient là aujourd’hui, il n’y était pas étranger et qu’à force de faire la sourde oreille aux remontées des Représentants du Personnel, on ne pouvait que se retrouver la tête dans le mur.
Plutôt que de laisser monter la pression et tirer la soupape au dernier moment, il serait préférable de ne pas la laisser monter, du tout. Ceci passe par l’écoute et l’instauration d’un dialogue permanent avec les Organisations Syndicales, dialogue direct et sans chaperon…… Mais ceci n’est-il pas contre nature ?????
Il est évident que la BPPC est en crise ; crise trouvant son origine dans POPIX ( osera-t-on un jour chiffrer les dégâts occasionnés par ce système informatique inachevé, rétrograde, imposé aux BP ? ), dans la marche forcée d’ouvertures d’agences et de développement, dans le situation salariale du personnel ; liste non exhaustive, en sus de notre propre histoire.
Ceci se retrouve dans les résultats de l’enquête du cabinet CARTON .
Les pistes ouvertes par cette enquête nous paraissent pertinentes.
Les solutions que semble prête à développer l’entreprise le paraissent également.
Quel sera l’écart entre ces solutions envisagées et leur concrétisation sur le terrain ?
L’avenir de la BPPC dépend tout simplement de la réponse à cette question : que la DG fasse ce qu’elle annonce et l’impose à tous les acteurs concernés.
Dans ce contexte, et ses incidences d’ores et déjà observables sur nos résultats comptables, l’accord salarial 2005 nous semble un bon accord.
Les différents paramètres ( salaire fixe, chèque de table, abondement ) permettent à chacun, quel que soit son niveau, de bénéficier d’une substantielle amélioration ;
A laquelle s’ajoutera très certainement une mesure salariale Groupe, également pérenne.
Ainsi que l’avenant à l’accord d’intéressement ( voire à l’accord de participation ) ; cf. ci après.
L’autre espérance que nous pouvons avoir, c’est que les manifestations, grèves, revendications, aient fait comprendre à nos chers dirigeants que la défense du pouvoir d’achat est désormais incontournable.
Que l’on ne vienne pas nous dire que « nous sommes derniers car nous avons la plus faible ancienneté moyenne » : quand nous allons chez le boucher, quand nous payons notre loyer, quand nous habillons nos enfants ……. on ne nous demande pas quelle est notre ancienneté dans le Groupe des BP !!!!!!!
Corollaire de cet argument patronal, nous avons aussi la moyenne d’âge la plus faible ; donc
l’ enthousiasme qui l’accompagne, à la DG de ne pas l’étouffer.
N’oublions pas que si la vocation des DG est de passer, l’aspiration naturelle des salariés est de rester dans leur entreprise.
ACCORD SALARIAL 2005
L’accord auquel nous sommes parvenus est très nettement plus favorable que les meilleures propositions que nous faisait la Direction Générale.
Pour la troisième année consécutive nous obtenons une augmentation salariale collective pérenne ; en sus des mesures groupe.
Augmentation collective : cet accord prévoit une augmentation de 1,2% du salaire de base au 1er novembre ; alors que la DG, revenant sur sa décision de ne rien donner, proposait, au mieux, 1% au 1er décembre. A rajouter à ce qui sera signé au niveau du Groupe ( proposition patronale : 1,75 % ; revendication syndicale : 3 % ) à l’issue des négociations en cours.
Chèque de table : passe de 5,80 à 6,50 euros au 1er mai ; soit une augmentation de 12% ; la part patronale augmente de 15% ; en équivalent salaire, cette amélioration représente environ 0,40% pour ceux qui sont au salaire moyen ( 2.510 / mois ), 0,50 % pour ceux qui ont un salaire moyen de 2000 euros / mois …
Abondement / PEE : augmentation de 100 euros ; soit en équivalent salaire : 0,33% pour ceux qui ont un salaire moyen annuel de 30.121 ( davantage pour ceux qui sont en dessous )
Salaire variable du siège : absent de cet accord ( cf. notre information du 28 février 2005 ) ; comme nous l’avons souhaité.
Lundi de Pentecôte travaillé : absent de cet accord, comme nous l’avons demandé ( la pression mise sur le gouvernement, en particulier par FO, nous laisse espérer une évolution favorable de ce dossier ).
Accord d’intéressement : aménagements qui nous semblent susceptibles de dégager davantage qu’en 2004 ; tout dépend de l’activité.
Accord de participation : satisfaction d’une ancienne revendication / chercher à diminuer l’impact des mises en réserves et, par là même, augmenter la somme à répartir ; en fonction de l’activité, également.
Autres mesures : budget d’augmentations individuelles de 1,7 % ; étude des dossiers de celles et ceux non augmentés depuis 3 ans ( nous aurions aimé plus d’engagement patronal ) ; 800,00 euros pour les non cadres non augmentés individuellement depuis 6 ans ou plus ( idem ); révision des indemnités kilométriques et de déplacement, de crèche et de mariage ; augmentation du nombre de femmes cadres ( cf nos analyses et propositions ).
A réception du texte à signer, nous avons eu la surprise de constater que la Direction Générale avait tenu à rajouter, sans nous consulter ( « chassez le naturel ….. »), un préambule selon lequel « les signataires constatent que les mesures prises cette année et les années précédentes …positionnent favorablement les salariés de la BPPC …et auront à cœur de mettre en œuvre les actions … favorisant le développement de la BPPC et la réussite de son projet d’entreprise 2005-2007 »
De telles considérations ne nous gênent nullement du fait que :
- lorsque FORCE OUVRIERE signe des accords, c’est toujours en vue d’améliorer la situation des salariés ; à ce titre, le bilan social que vous recevrez fait état d’une augmentation moyenne des rémunérations de 6% pour les employés et de 6,7 % pour les cadres , en 2004
- nos actions et revendications ( que nous poursuivrons si nous estimons que le salaire moyen des salariés de la BPPC est en dessous de ce qu’il devrait être ) visent toujours la pérennité et le développement de notre entreprise : personne n’a intérêt à se satisfaire de ses difficultés,
ou de ses démissions ( 40 en 2004, en augmentation de 48 % par rapport à 2003 !!!!!!!! ).